How to say ‘longing’
Cocréation avec Noel Vézina
Acts of Listening Lab
2022 - 2024
le résultat d'expérimentations que Jad Orphée Chami (compositeur) et Noël Vézina (artiste du mouvement) ont menées, et mènent encore, autour des thèmes de l'intimité. Cette intimité s'articule autour des dualités musique-mouvement, composition-improvisation, mais aussi autour des écarts entre le dit et le non-dit. Les nouvelles technologies tentent de recoudre nos histoires ensemble et ouvrent des portes à nos approches et à nos pratiques respectives. Ancré dans la douceur, la lenteur et l'ambiguïté, How to say 'longing' se veut une rencontre intimement partagée.
La performance propose un espace-temps ambigu de détente. Munis d'une chaîne de capteurs sensibles au toucher, les deux performeurs improvisent délicatement un paysage sonore numérique tout en explorant la proximité physique et l'intimité. Ces capteurs remplissent la fonction d'un contrôleur musical MIDI, appelé « TouchMe ». En effet, la musique fluctue entre notes graves et aiguës selon l'interaction physique entre les deux performeurs et la pression exercée sur le corps de l'un et de l'autre. Cette interaction crée un dialogue entre deux sonorités intérieures.
Dans cette performance, nous apprivoisons l'installation (le paysage sonore numérique encapsulé, la réalité alternative offerte par la transmission vidéo et la connexion à travers la chaîne de capteurs) comme support d'une vulnérabilité humaine.
Justement (en)raciner
Cocréation avec Kimura Byol Lemoine & Angelina Guo
Collaboration avec Moe Clark, Maya Cousineau Mollen & Soleil Launiére
MAI (Montréal, arts interculturels)
2021-2022
Cette projection est le résultat d’un travail d’introspection sur notre rapport à la terre d’accueil, soit le sol non cédé sur lequel nous vivons. Bien que nos ancêtres n’aient pas directement participé à sa colonisation, nous bénéficions de privilèges découlant de ce système instauré au détriment des Premières Nations. C’est dans le souci d’établir un pont entre les personnes issues de l’immigration et les personnes autochtones, d’entamer un dialogue entre déraciné.e.s et de réfléchir, de partager nos réalités respectives, que nous nous sommes lancé.e.s dans cette entreprise. En créant ainsi des échos avec nos expériences d’injustice, nous avons souhaité soulever la complexité et la vulnérabilité de cette relation, tout en soulignant les luttes communes et les pratiques artistiques qui nous lient et nous animent. Nous n’avons pas pour autant cherché une « solution », mais avons plutôt envisagé ce projet comme une opportunité d’approfondir nos liens, d’apprendre et de créer ensemble. Au cœur de cette initiative s’est trouvé notre désir de réinterroger notre rapport au territoire déjà modelé par nos parcours d’immigration, de même que d’imaginer de nouvelles pistes décoloniales vers la justice pour les personnes autochtones et racisées.